Techneau Sailing

Nono 13eme en "séries", à l’issue d’une aventure périlleuse.

10 Décembre 2013 , Rédigé par Techneau Sailing Team Publié dans #mini transat 2013

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Nono a bouclé la Mini Transat lundi à 0h 53 (HF), soit à la tombée de la nuit antillaise.

Il prend ainsi la 13eme place du classement des bateaux de série en 25 jours et 15 heures de course, à plus de 4 jours du premier mais à seulement 13h du 5eme.

http://www.minitransat.fr/classement

 

Joint au téléphone, voici, en bref, ses premières réactions :

 

-Primo : il est bien content d’être arrivé de l’autre côté, car cette course s’est avérée particulièrement éprouvante, rien ne se passant réellement comme imaginé.

-Secondo : physiquement ça va. 3 kg de perdus sur 25 jours de mer, ça tire un peu sur la paillasse mais ça va.

-Tertio : sportivement il pouvait légitimement espérer mieux qu’une 13eme place, cependant les circonstances de course font que le résultat brut passe au second plan.

 

Comme on s’en doutait vu le nombre d’abandons et les récits des skippers ayant rencontré des difficultés au passage du cap Finistère, la première nuit de course s’est avérée particulièrement épouvantable. Nono, réfugié à l’intérieur de son Mini, a vu celui-ci catapulté à 2 reprises par des déferlantes surpuissantes. Par 2 fois ces sauts de bosses ont entrainé des réceptions très violentes. Lors de la première, Arnaud (alors à l’arrière, à l’intérieur) a été projeté dans le bateau jusqu’à la cloison à l’avant, en heurtant le mât situé sur sa trajectoire. Le second décollage s’est terminé par un crash abominable ayant entraîné un décollement de la liaison coque-pont entre le balcon avant et le premier chandelier. Un problème relativement simple à réparer au chaud et au sec au fond d’un chantier mais évidemment au large avec les moyens du bords c’est une autre histoire… Nono a ensuite passé la fin de la nuit dans sa combinaison de survie en redoutant un 3eme crash qui, fort heureusement, ne s'est jamais produit.

Bref, c'etait le genre de vagues sur le chemin desquelles il ne faut pas se trouver, toute course au large comporte malheureusement cette part d’aléatoire, c’est pas de bol mais c’est comme ça…

 

Ce décollement (laissant passer un peu d’eau) a contraint Arnaud à réduire sérieusement l’allure afin d’éviter les chocs dès que les conditions de vent et de mer s’animaient un peu. Dès lors, impossible de « faire la course ». S’arrêter aux Canaries devenait évidemment une option, mais difficile de réparer cela correctement là-bas dans le délai des 72h. Arnaud a donc décidé de continuer en naviguant en souplesse et en faisant son possible pour éviter les zones critiques (ceci expliquant en partie des trajectoires parfois étonnantes).

Malheureusement la méteo ne s’est pas vraiment montrée coopérante. Une dépression orageuse naissant pile sur la route à mi-parcours et une dernière semaine passée à slalomer entre des grains orageux parfois très violents lui ont valu de longues heures à serrer les fesses pour que ça passe…

A part ce détail fâcheux, le bateau a parfaitement fonctionné, aucun soucis technique à déplorer.

 

Donc au-delà de la 13eme place, on retiendra la satisfaction d’être arrivé de l’autre coté à l’issue d’une aventure quelque peu périlleuse…

 

Photos et video à venir dans les jours prochains au retour en France d’Arnaud, prévu pour la fin de la semaine.

 

==> Ci-dessous les réactions de Nono au ponton dimanche soir:

 

http://www.minitransat.fr/actualites/arnaud-daval-techneau-premieres-impressions

 

 

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