Techneau Sailing

L'interview croisée des barreurs

29 Juin 2017 , Rédigé par Techneau Sailing Team

Comment s'est déroulée la préparation de l'équipage Techneau cette année ? Qu'avez-vous changé par rapport à l'édition précédente ?

Benoit Daval  (barreur du "nord") : Comme l'an dernier nous avons participé aux 5 régates du circuit diam24, absolument incontournables pour se roder. En parallèle, nous avons réalisé des entrainements, parfois seuls, parfois avec d'autres concurrents. Au total le bateau a navigué 32 jours depuis mi-mars, soit 10 jours de plus que l'an dernier, c'est une très bonne chose (même si c'est peu par rapport à nos concurrents, majoritairement professionnels). Après on a gardé la recette habituelle du Techneau Team : un équipage de copains, on se marre bien, c'est notre force.

Nicolas Bouveyron (barreur du "sud") : Cette année nous avons essayé de rationaliser l'organisation de l'équipage. Nous avons distingué pendant toute la pré-saison les équipages "nord" et "sud", pour acquérir les automatismes qui nous manquaient la saison dernière, notamment dans les manoeuvres et les phases de contact.


Sur quels critères s'est effectuée la distinction entre équipage "sud" et équipage nord" ?

Benoît : Certains cherchent à tout prix la canicule, d'autres  sont fan de rase cailloux "à la fraiche"... En tant qu'amateurs, on a logiquement moins le temps pour s'entrainer que les autres, donc autant conserver les repères de chacun et nos acquis de 2015 et 2016. Les configurations d'équipage sont donc proches de l'an passé.

Nicolas : Le Sud c'est d'abord un état d'esprit, la Méditerrannée est une mer difficile à appréhender et pour cette raison nous avons établi des critères de sélection très strictes, par exemple l'épreuve du frisbee : être capable à tout moment et en tout lieu, de réceptionner un frisbee lancé à vive allure et de le transmettre à un partenaire. Cela permet de se familiariser avec l'environnement extérieur, d'apprendre à tenir compte des moindres nuances de la brise thermique souvent contrariée par le vent synoptique.


Plus sérieusement, quels sont les objectifs de Techneau pour le prochain TFV2017 ?

Benoît : Il est clair que le niveau de la flotte s'est encore élevé d'un cran, avec de nombreuses équipes ayant énormément navigué. L'arrivée de quelqu'un comme Sofian Bouvet sur le circuit par exemple, champion d'Europe en 470 en 2013 et 2016, médaillé de bronze aux Championnats du monde de 2016 et 7e des derniers Jeux Olympiques de Rio, montre que la série diam24 attire les meilleurs de notre sport. 31 équipes sont inscrites, avec de nombreux sportifs très talentueux, venant d'horizons variés (olympisme, course au large)

Notre projet s'inscrit dans la continuité des 2 années précédentes, on sait où on va et je pense que nous avons des bases bien en place.

D'après nos observations, la première moitié de la flotte parait  inaccessible. Mais on s'y attendait, nous sommes les petits poucets et, à la régulière, on ne peut pas rivaliser avec la plupart des écuries pro. J'imagine un match très serré de la 15ème à la 25ème place.

Difficile de se mouiller mais disons qu'une 20ème place représente un challenge intéressant pour nous (bien qu'anecdotique pour les spectateurs !) Mais la route est longue d'ici Nice, le TFV est une épreuve exigeante et les péripéties ne manqueront pas, donnons le maximum chaque jour pour "montrer le couleurs" comme on dit ! Et il n'y aura alors rien à regretter, qu’importe le classement final.

Nicolas : Comme le disait le baron Pierre de Coubertin “l’important, c’est de participer” toutefois nous préfèrerions plutôt participer à l'avant de la flotte même si, comme l'explique Benoît, ce sera difficile. L'an dernier, alors que nous éprouvions quelques difficultés au classement, le Commodore (Gilles Dutoit) nous a confié un secret afin de nous permettre de franchir un cap : "pour gagner - nous a-t-il dit - il y a une stratégie très ancienne, qui ne se transmet que de barreur en barreur depuis des générations, depuis que la régate à la voile existe en fait, mais dont le résultat a toujours été infaillible : tu parts en tête, puis tu creuses l'écart."  Nous avons pris bonne note.

L'interview croisée des barreurs L'interview croisée des barreurs

Partager cet article